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Route de la Découverte: Maxi Trimaran Banque Populaire Solo VII - Armel Le Cléac'h - Réduire le temps…
En ralliant Vilamoura hier soir pour se préparer à la tentative de record entre Cadix (Espagne) et San Salvador (Bahamas), via les Canaries, Armel Le Cléac’h poursuit son programme de perfectionnement du Maxi Trimaran Solo Banque Populaire VII avant la Route du Rhum en fin de saison. Ce parcours de 3 884 milles sur la Route de la Découverte est détenu par Francis Joyon depuis février 2013 en 8j 16h 07’ 05’’, soit 18,66 nœuds de moyenne… D’après les derniers routages, un départ très probable est envisagé à partir de demain après-midi.

Dans un premier temps, le team Banque Populaire a donc rallier le port portugais de Vilamoura à une centaine de milles dans l’Ouest de Cadix, afin d’être paré à s’élancer dès demain après-midi dans le sillage de Christophe Colomb qui découvrit la première île de l’autre côté de l’océan Atlantique en octobre 1492.

« Nous avons remis le Maxi Trimaran Solo à l’eau début décembre avec quelques petites modifications sur la casquette après mon record sur la Méditerranée. Il a fallu attendre un peu parce que les conditions météorologiques n’ont pas été favorables ces dernières semaines… Nous sommes partis ce week-end pour Vilamoura pour des raisons de logistique et j’attendrais le feu vert de mon routeur à terre, Marcel van Triest pour le grand saut transatlantique ! » indique Armel Le Cléac’h.

Un atterrissage délicat à prédire…

Pour imaginer s’élancer, il faut plusieurs conditions favorables : un anticyclone des Açores bien stabilisé au large de Madère et s’étendant jusqu’aux Antilles pour longer sa bordure méridionale des Canaries aux Bahamas, et un flux puissant de secteur Nord (entre Nord-Ouest et Nord-Est) au départ de Cadix pour avaler les 700 premiers milles jusqu’à Gran Canaria en moins d’une journée et demie. Il faut en effet traverser l’archipel canarien ce qui pose des problèmes d’instabilité des alizés à cause des importants reliefs des îles. De fait, il est préférable d’atterrir en milieu de journée afin de mieux appréhender les dévents et aussi pour bénéficier d’un renforcement de la brise derrière les îles.

« Il y a un passage obligatoire aux Canaries qui impose de laisser Gran Canaria à tribord, mais ce qui est aussi important, c’est la fin du parcours car il ne faut pas finir dans des alizés souffreteux ! Il faut que le centre de l’anticyclone soit bien positionné sur l’Atlantique : Marcel van Triest regarde ces prévisions à long terme (10-15 jours) pour savoir s’il y a stabilité des centres d’action météorologiques. »

Armel Le Cléac’h est donc parti samedi soir de Lorient avec cinq équipiers qui l’ont épaulé pour la partie la plus animée du convoyage à cause du trafic maritime, mais le skipper a navigué et manœuvré le plus possible en solitaire afin de s’échauffer. Car après le record de la Méditerranée, sprint intense de moins d’une journée, ce record sur la Route de la Découverte offre une tout autre dimension avec 3 884 milles à parcourir en une grosse semaine de mer ! Le team s’est donné jusqu’à fin février comme date limite de stand-by…

« L’idéal, c’est d’être de retour à Lorient fin février ! C’est pourquoi s’il y a une ouverture dès demain voire jeudi à Cadix, je m’élancerai dans la foulée… C’est un parcours qui ressemble beaucoup à la deuxième partie de la Route du Rhum et c’est donc un format qui est très formateur pour cet événement. La barre est haute avec 8j 16h, soit 18,66 nœuds de moyenne, mais c’est jouable. C’est une nouvelle marche dans ma préparation puisque j’enchaînerai avec deux autres transats dont une tentative sur le record de la traversée de l’Atlantique, de New-York au cap Lizard en juin… »

Photo : Y.Zedda / BPC
bp110913-0090~1.jpg Départ_Route_de_la_Découverte.jpg bp110913-0090~0.jpg Record_de_la_Méditérranée_-_Armel_Le_Cléach.jpg bp110913-0006.jpg