Transat Quebec Saint Malo: Class 40 Faites votre tierce

Sunday, 03 August 2008

 

Les deux premiers, Pogo Structures (Halvard Mabire) et Mistral Loisirs (Oliver Krauss) ont offert un dénouement à la hauteur de la bataille qu'ils ont livrée sur l'Atlantique pour les honneurs de la victoire en Class 40. Dans leur sillage, il reste, ce dimanche, la troisième place à jouer. Qui de l'équipe de Tanguy Delamotte (Novedia Group) et des Italiens de Giovanni Soldini (Télécom Italia) complètera le podium ? Aux dernières nouvelles apportées par Tanguy Delamotte à la vacation du jour, Novedia a pris les devants à moins de 100 milles de l'arrivée…

Oliver Krauss et ses deux équipiers – Paul Maxime et Vincent Jéricot – ont coupé la ligne d'arrivée de la 7è Transat Québec-Saint Malo, ce dimanche 3 août, à 10 heures 30 minutes et 36 secondes (heure française) . Ce jeune trio, qui n'a pas manqué de naviguer avec brio, se classe 2ème dans la catégorie Class 40 après 13 jours, 17 heures, 30 minutes et 36 secondes de mer. A bord de Mistral Loisirs – Pole Santé ELIOR (un Akilaria Racing sur plans Lombard), Oliver Krauss et les siens affichent une vitesse moyenne théorique de 8,66 nœuds sur les 2855 milles du parcours. Oliver, Paul et Vincent n'ont rien lâché. Leur navigation exemplaire a suscité des compliments sincères du grand vainqueur du jour à bord de son Pogo 40. Halvard Mabire a salué en effet la course de ses poursuivants des deux derniers jours : « Bravo, si vous n'étiez pas allés si vite, nous n'aurions pas navigué aussi vite. Vous n'avez fait aucune erreur et avez favorisé le côté émoustillant de cette transat qui s'est révélée passionnante... »

Deux équipages aux pieds des remparts

Et voilà les six hommes des deux équipages refaisant leurs courses dans tous les sens sur les pontons du bassin Vauban. Les remparts n'ont plus qu'à bien se tenir : ils n'ont pas fini d'entendre les récits, forcément salés des marins de retour sur terre après une traversée sacrément relevée. Oliver Krauss en témoigne volontiers une fois le pied posé à terre : « Sacrée transat avec un début dans le petit temps et la suite dans la brise. C'est ma troisième, la première sur l'Atlantique Nord et je peux vous dire qu'on ne s'est jamais ennuyé : une bataille géniale ! Jusqu'à Saint Pierre et Miquelon, c'est un peu comme si on avait disputé une très grosse étape de la Solitaire de Figaro. Par rapport au Figaro, le Class 40 est plus puissant, il faut être dessus tout le temps et rester très vigilent sur les jeux de voiles. Heureusement que nous étions en équipage... » 

Pendant ce temps-là, tout reste à faire pour la troisième marche du podium alors qu'il reste moins de 100 milles à parcourir pour les équipages de Novedia Group et de Télécom Italia. Voilà quelques jours déjà que ces deux-là se cherchent par classements interposés, et que Tanguy et son équipe n'ont de cesse de remonter sur les Italiens, handicapés et pénalisés par la perte de deux spi. La nouvelle est tombée sur les coups de midi. Voilà, c'est fait : Novedia Group a pris les devants. Giovanni ne s'y fait tromper et avoue volontiers, que privé des voiles du temps, il n'a plus beaucoup de coups à jouer. Et s'il est encore trop tôt pour s'emporter, n'empêche qu'il flotte en approche des côtes françaises comme un air de Dolce Vita au-dessus du cockpit du nouveau troisième de la flotte, en route pour grimper sur le podium au pied des remparts...

Tanguy De Lamotte, Novedia Group - SET : " Ca va super. Hier déjà, on avait commencé à bien revenir sur les Italiens. Ce matin, en voyant les positions, on s'est rendu compte qu'on n'avait plus que 15 milles de retard et là, on vient de le doubler ! On n'était pas assez proche pour se voir par contre on a eu un contact par VHF. On a appris qu'ils n'avaient plus que leur spi de brise et ils nous ont proposé de mettre nous aussi le petit spi et de la jouer équitable. Quand j'ai proposé ça à mes équipiers, ils ont dit qu'ils préféraient qu'on leur paie une bière à l'arrivée (rires) ! "

Giovanni Soldini, Telecom Italia : " En début de nuit, c'était pas mal car le vent soufflait autour de 18 noeuds ce qui nous permettait de bien marcher. Il a ensuite molli et pour nous, c'est devenu plus dur avec seulement le petit spi de tempête. C'est dommage car le bateau n'est pas à 100% de son potentiel. On essaie de la faire avancer au maximum mais il ne faut pas rêver. On a fait une bêtise alors on la paie. Tanguy vient justement de passer devant nous. On est bord à bord. Il marche un peu mieux que nous avec son spi léger mais il n'a pas l'air de s'en aller trop vite ! Je ne vois pas beaucoup de coups tactique à jouer car le handicap que nous avons est vraiment gros. A moins que le vent ne forcisse, mais ce n'est pas prévu. A priori, on ne peut que arriver derrière Tanguy... "

Voir Transat Quebec St Malo images:
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Last Updated ( Sunday, 03 August 2008 )