Arnaud Boissières - La Mie Câline : La Mie Câline de retour dans l’hémisphère Nord

Thursday, 02 February 2017


A retenir :

Arnaud Boissières a franchi la nuit dernière l’équateur en onzième position. A nouveau dans l’hémisphère Nord, La Mie Câline attaque le Pot au Noir qui pourrait se révéler relativement clément.

Le skipper sablais a créé un écart significatif avec ses poursuivants Fabrice Amedeo et Alan Roura et sensiblement réduit celui qui le sépare du dixième Conrad Colman.

Si l’ETA pour les Sables reste incertaine, notamment à cause du Pot au Noir, l’arrivée de La Mie Câline se profile entre le 14 et le 16 février.

Bye bye le Sud, revoici donc La Mie Câline dans son jardin. L’hémisphère Nord, ses archipels et ses schémas météo parfaitement connus des skippers. Au sommaire des 3 000 milles restant à courir : le franchissement du Pot au Noir d’abord, une bonne séance de près bon plein dans l’alizé ensuite, puis une bonne dépression pour terminer !

A retenir :

Arnaud Boissières a franchi la nuit dernière l’équateur en onzième position. A nouveau dans l’hémisphère Nord, La Mie Câline attaque le Pot au Noir qui pourrait se révéler relativement clément.

Le skipper sablais a créé un écart significatif avec ses poursuivants Fabrice Amedeo et Alan Roura et sensiblement réduit celui qui le sépare du dixième Conrad Colman.

Si l’ETA pour les Sables reste incertaine, notamment à cause du Pot au Noir, l’arrivée de La Mie Câline se profile entre le 14 et le 16 février.

 

Bye bye le Sud, revoici donc La Mie Câline dans son jardin. L’hémisphère Nord, ses archipels et ses schémas météo parfaitement connus des skippers. Au sommaire des 3 000 milles restant à courir : le franchissement du Pot au Noir d’abord, une bonne séance de près bon plein dans l’alizé ensuite, puis une bonne dépression pour terminer !

Voilà onze semaines que la lettre S était invariablement accrochée à la latitude du GPS de La Mie Câline. Depuis minuit, le code a changé et Arnaud ne cache pas sa satisfaction de naviguer à nouveau dans l’hémisphère Nord.  « L’équateur, c’est un symbole fort bien sûr, un jalon de plus sur cette longue route. C’est vrai que sur le plan maritime, ma vraie préoccupation depuis quelques jours, c’est l’autre équateur, l’équateur météo je veux dire, le Pot au Noir. Je le sens tout proche, il commence à faire franchement lourd, le ciel est plombé et le vent a bien molli »

Toujours tribord amûres au largue serré, La Mie Câline naviguait à 8 nœuds ce matin alors que la vitesse moyenne était plutôt de 12-13 dans l’alizé de sud-est les jours derniers. Généralement moins sévère à l’aller qu’au retour car les concurrents l’abordent décalés à l’ouest*, le Pot au Noir semble relativement clément dans les jours qui viennent « Les cartes satellites étaient très favorables il y a deux jours. Depuis hier, on voit clairement plus d’activité orageuse, donc il faut rester prudent. Mais je m’imagine ralenti, pas vraiment arrêté ».

Ne pas se relâcher
Reste qu’il va falloir exploiter toutes les risées et nuages sur les quelques centaines de milles qui séparent La Mie Câline des alizés de Nord, assez vigoureux d’ailleurs, avec 25-30 nœuds de nord-est sur les fichiers actuellement. « Il va falloir manœuvrer à bon escient et c’est vrai que la fatigue physique se fait sentir. Je me déplace moins bien, ça cafouille un peu plus dans les manœuvres et avec la chaleur il ne faut pas oublier de s’alimenter. Hier après-midi, j’ai eu un gros coup de pompe et j’ai compris à tête reposée que j’avais sauté le repas de midi ! »

Contrairement à son poursuivant Fabrice Amedeo qui va être obligé de se rationner, Arnaud est relativement serein de ce côté-là. « A vrai dire, je n’avais pas prévu de passer cent jours en mer, mais j’ai découvert au fil de la course que Julia avait rajouté pas mal de petites choses à droite à gauche. Comme je n’ai pas été très gourmand sur la descente de l’Atlantique, j’ai de quoi tenir jusqu’au 17 février sans me rationner ».

Sur le plan sportif, Arnaud peut se féliciter d’avoir mis de la distance avec ses poursuivants. Un matelas encore fragile d’une centaine milles sur Fabrice Amedeo - ce qui, à l’échelle des 3 000 milles à couvrir jusqu’à l’arrivée, n’est pas grand chose -, et quelque 500 sur Alan Roura. 500 milles, c’est également la distance qui sépare Arnaud de Conrad Colman qui brigue la dixième place. « Même si j’ai réduit l’écart de moitié depuis le Horn, je vois mal comment je pourrais le doubler avant les Sables, mais on ne sait jamais. Dixième, ça claque plus que onze, alors je reste aux aguets ! »

Une fois le Pot au Noir franchi, bien gîté au bon plein dans l’alizé de Nord, il sera temps de penser à l’ETA pour les Sables d’Olonne et préparer une arrivée à la hauteur de ce troisième Vendée Globe consécutif. Arnaud trouve les fichiers météo qui lui prédisent d’embouquer le chenal le 14 février un peu optimistes mais a bien envie de les croire « La situation a l’air assez claire en haut. Si on est dans le bon timing, j’accroche une dépression au dessus de l’alizé et c’est tout droit vers la maison en laissant le Açores à bâbord. Ca nous met aux Sables le 14 en théorie. J’aurais plutôt dit le 15 ou le 16 … Mais bon, 14, c’est un chiffre que j’aime bien et c’est le numéro de course de La Mie Câline. Alors, pourquoi pas le 14 ? ! »

* A l’aller, les concurrents naviguent au portant dans l’alizé de Nord Est et ne peuvent pas faire du plein vent arrière, allure très néfaste aux performances. Ils franchissent donc le pot au Noir par 25° de longitude Ouest, là où il est assez actif. En revanche au retour, la route naturelle fait raser le Brésil pour éviter de se coller à l’anticyclone de Sainte Hélène. Le Pot est franchi dans une position plus avantageuse, avec moins d’orages et de perturbations.


Toutes les informations sur le projet d’Arnaud et de La Mie Câline sur : www.lequipedarnaud.f

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