Bresil. Transat 6.50: Tant que tu n'as pas gagné, tu as envie de revenir PDF Print E-mail
Tuesday, 01 November 2005
Event media:


Première transatlantique au compteur, un passé de régatier en dériveur et de navigation en flotte au contact, et voilà Adrien Hardy qui pointe ses 21 ans sur la Transat 6,50. Plus jeune skipper en catégorie Proto, Adrien termine 5e au Général de cette Transat 6,50 avec une place de 5e à Lanzarote et 4e à Salvador. Petit deviendra grand ?

Sacré Adrien Hardy (Brossard) qui se jette à plat ventre sur le pont de son bateau pour l'embrasser et le caresser... Un dernier moment d'intimité et de spontanéité quelques secondes après avoir franchi la ligne d'arrivée de cette Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. Venu pour se bagarrer, il a été comblé, l'aventure a fini de l'envoûter.

Quel est ton plus beau souvenir sur cette Transat 6,50 Adrien ?

« Mon plus beau souvenir est lorsque je naviguais le long des côtes du Brésil. Je ne sais pas si c'était une bonne option météo mais en tous les cas, c'est un super souvenir car je voyais la forêt, je croisais des villages et des pêcheurs me faisaient de grand bonjour. Ils s?arrêtaient de travailler et me regarder avec de grands yeux et me faisaient de grands sourires en se demandant certainement ce que je faisais là. C'était vraiment l?aventure. Maintenant, côté sportif, cela a été la dernière de bagarre avec Isabelle (Joschke). Cela faisait une semaine que je ne pensais qu'à Isabelle et c?est dans la dernière nuit que je l'ai passé ».

Ton plus mauvais ?

« Cela a été mes quatre jours de près après le Pot au Noir... Je ne m’attendais pas un truc aussi dur. Le bateau tapait énormément et je croyais qu'il allait se désintégrer dans chaque vague. Je n'ai quasiment pas barré pendant cette période, j'étais en mode survie à l'intérieur ».

Cette course a-t-elle répondu à tes attentes ?

« En fait, j'étais venu chercher de la bagarre sur l'eau? Je n'étais pas trop course au large et là, cela a été une grosse bataille sur l'Atlantique. Là, je n'ai pas été déçu et j'ai trouvé ce que j'étais venu chercher ! ».

T’es-tu surpris ?

« J'étais assez content de moi pendant la course mois qui ai toujours tendance à ronchonner en temps normal ! J'ai sincèrement l'impression d'avoir fait du bon boulot par contre, je ne referais pas ce que j?ai fait dans la première étape où j'ai très peu dormi. Cela m'a valu une hallucination énorme dont je me souviendrais : je dormais dans le cockpit. C'était la 4e nuit et je naviguais sous grand spi. J'ai entendu alors quelqu'un me dire : « Adrien, il faut que tu affales les voiles, tu dois faire des essais de vitesse avec Yves Le Blevec ». Je réponds : « mais non je ne peux pas je suis en course ». L'autre insiste et là, j'affale mon spi en dormant et je me réveille le spi à moitié dans les bras et à moitié en train de chaluter. Là, où je me suis fait peur, c'est que je ne m'étais pas attacher... Du coup ensuite, je m'attachais à chaque fois que je dormais. Du coup, j'ai dû monter dans le mât pour récupérer la drisse, cela a été une sacré galère ! Mais il y a eu une grosse différence de rythme entre la première étape et la seconde... ».

Tu penses déjà à demain ?

« J'aimerais continuer de faire du Mini. J'ai encore un paquet de truc à apprendre et cette course, tant que tu ne l'as pas gagnée, tu as envie de revenir ».

www.transat650.org
Last Updated ( Tuesday, 01 November 2005 )
< Prev   Next >