E.U. & en mer: The Transat: Desjoyeaux, Covelle et Cammas sur le podium Print E-mail
Wednesday, 09 June 2004
Image Pindar AlphaGraphics © DPPI


'Un homme, un bateau, l'océan...The Transat...créée en 1960 sous le nom d'OSTAR'


Michel Desjoyeaux (Géant), Thomas Coville (Sodebo) et Franck Cammas (Groupama) ont mis tous les trois moins de 9 jours pour traverser l'Atlantique d'est en ouest entre Plymouth et Boston - 8j. 8h. 29min. 55s exactement pour le skipper de Géant. Même avec 50 milles d'écart entre Boston et Newport, le temps de Francis Joyon en 2000 (9j. 23h.) est pulvérisé de plus d'une journée par ces trois skippers.


Si la victoire de Michel Desjoyeaux est incontestable, les performances de Thomas Coville et Franck Cammas sont également remarquables. Thomas Coville, qui a terminé sa première transat en solitaire sur un multicoque, n'aura mis que 2h08 de plus que "le professeur" pour qui il avoue avoir une grande admiration. Avec son "vieux" trimaran de 1998, Franck Cammas termine avec seulement 5h47 de retard sur le premier. Fatigué mais heureux, Franck Cammas a pris conscience sur cette édition du besoin de protéger le skipper des embruns lorsqu'il barre. En 2000, Cammas était déjà monté sur la 3e marche du podium avec ce même trimaran.


Réactions à chaud


Michel Desjoyeaux (Géant), vainqueur de The Transat 2004 en multicoque 60 : " Mener une machine comme ça pendant 8 jours et demi, ce n'est pas toujours facile, en plus on a suivi une route assez nord et on a eu plusieurs jours de froid - j'ai une perte de sensibilité au bout des doigts d'ailleurs. Tout ça, c'est complètement effacé par cette victoire qui est superbe. Je suis allé la chercher et je ne regrette pas de mettre donner du mal. C'est des bateaux tellement exigeant qu'il faut être encore plus vigilant que sur un bateau normal pour ne jamais se laisser dépasser par la machine. Mais on est en course, et pour arriver avant les autres, il faut accepter de mettre du charbon. On ne gagne pas une transat en solitaire en y allant en croisière ! "


Thomas Coville (Sodebo), 2e à 2h08 de Géant : " C'était extrêmement exigeant, depuis Eddystone jusqu'à Cap Code. C'est vraiment une course complète, sans s'épargner. Un combat que j'attendais depuis des années. La victoire de Mich' est tellement belle parce qu'elle est tellement méritée. Ce qui m'intéresse dans cette course c'est le duel, de se dépasser, de se pousser. Tout seul, on serait incapable de faire ça, on serait toujours en train de lever le pieds. Mais le fait de savoir qu'il y a l'autre derrière c'est motivant. "


Franck Cammas (Groupama), 3e à 5h47 de Géant : " Cela a été vraiment difficile. Je me suis bagarré mais je ne suis jamais parvenu à revenir sur Michel et Thomas. Ils ont vraiment bien navigué. Bravo à eux. Pour la prochaine édition, je pense que je travaillerais le confort. La protection des postes de barre de Michel est géniale car nous avons vraiment souffert du froid. Je n'ai plus aucun vêtement sec depuis le deuxième jour de course. "


Les suivants attendus ce soir


Comme en 2000, Alain Gautier (Foncia) devrait terminer ce soir à la 4e place, mais sans regret cette fois-ci. Victime d'une écoute de grand-voile cassée entraînant la rupture de plusieurs lattes, Alain Gautier a dû patienter que le vent se calme pour changer les lattes, lui faisant perdre tout le terrain difficilement remonté après son faux départ. Malgré tout, Alain Gautier est encore remonté de la 9e à la 4e place ces derniers jours une fois sa grand-voile opérationnelle. Il est attendu mercredi soir à Boston, suivi soit de Lalou Roucayrol (Banque Populaire), qui navigue avec une grand-voile endommagée, soit de Karine Fauconnier (Sergio Tacchini) qui se bat pour décrocher la 5e place.


Avantage Golding chez les monos


A moins de 700 milles de l'arrivée, Mike Golding (Ecover) a pris un petit avantage sur Mike Sanderson (Pindar AlphaGraphics) pour la victoire chez les 60 pieds monocoques. Bord à bord pendant plus d'une journée, les deux skippers sont maintenant distants d'une vingtaine de milles. Avec Dominique Wavre (Temenos) en embuscade à 40 milles derrière, ce trio promet une fin de course disputée jusqu'à samedi matin.


Le point sur les remorquages


A peu près au même moment hier soir, l'Ocean Alchimist et l'Heatherleigh quittait Brest et Plymouth pour aller à la rescousse des deux monocoques 60 pieds démâtés, PRB et Virbac. Grâce à sa dérive et son tourmentin, Vincent Riou réussit à faire route au ralenti vers l'Europe et pourrait réduire de 200 milles la distance restante à parcourir au remorquage. Le trimaran à moteur Ocean Alchimist devrait mettre trois jours pour rejoindre PRB, et à peu près le double pour revenir en France. Vincent Riou dispose d'un mât de secours identique au premier qui l'attend en Bretagne. Jean-Pierre Dick devra être un peu plus patient. L'Heatherleigh, ancien chalutier de 35 m, devrait mettre cinq jours pour retrouver Virbac, et à peu près le même temps pour le remorquer jusqu'à Lorient, distant de 1200 milles. Quant à Bernard Stamm, il doit débarquer à St-Jean de Terre-Neuve ce soir, mais ne pourra pas repartir immédiatement à la recherche de son monocoque à cause de l'arrivée d'une forte dépression.


4e dépression pour les 50 pieds


Les 50 pieds devraient subir dans les prochaines 24 heures une quatrième dépression importante. La flotte des 50 pieds est très étalée, puisque le premier, Eric Bruneel (Trilogic) a déjà les 2/3 du parcours dans le sillage de son trimaran, tandis que le dernier, Roger Langevin (Branec III), devrait franchir la mi-parcours la nuit prochaine.

www.thetransat.com


LLB

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Last Updated ( Wednesday, 09 June 2004 )
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